Vie des Entreprises/Santé Pharmaceutique:Une situation financière intenable

Conséquence  d’une commande publique qui tarde à  se manifester, les finances du  fleuron national de l’industrie Pharmaceutique se trouvent au rouge ,alors que sa mise en place avait suscité beaucoup d’espoirs quant à la résorption de besoin en médicaments dans nos structures sanitaires.Comment sommes-nous en arrivé là?Explications.

Conçue et mise en place pour faire face  à la pénurie des  médicaments dans les hôpitaux du pays,l’ Usine de fabrication des médicaments installée à  Nkok ne sait à quel saint se vouer.Sa production constituée de plusieurs tonnes de médicaments  attend que l’ État gabonais dégaine son chéquier pour l’ éviter une péremption certaine,car le lot des médicaments représentant environ 700 millions de nos francs pourrait moisir si l’Etat ne fair rien.Toute chose qui pourrait être préjudiciable à  cette structure qui coûté à  ses promoteurs un investissement de 30 millions de dollars et emploie plusieurs compatriotes qui sont au chômage technique depuis que l’usine a arrêté ses activités.

Le Chef de l’Etat interpellé pour sauver la structure

Connu pour son attachement au développement d’une  industrie gabonaise competitive ,le Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema y a  consacré un ministère pour les questions y relatives.Soucieux  de la santé de ses compatriotes,il est aussi le premier médecin du pays.Il ne cesse donc  de prôner une appropriation par les gabonais de leur avenir. C’est dans ce sens que les responsables de l’usine Santé Pharmaceutique espèrent du président Oligui Nguema un coup de pouce vital au bon fonctionnement de leur activité.

En effet, il n’y a pas de raisons qu’il n’en soit  pas soit ainsi. »Santé Pharmaceutique qui a eu toutes autorisations pour mener à bien ses missions produit 40 médicaments, tous agréés par l’Agence National du médicaments et pris en charge par la Caisse Nationale d’assurance Maladie et de Garantie Sociale.Santé Pharmaceutique emploie plusieurs compatriotes et nourrit l’ambition de résorber une fois pour toute la problématique de la pénurie des médicaments dans les hôpitaux nationaux.

Laisser mourir Santé Pharmaceutique est une hérésie

La situation que traverse cette usine ne s’explique pas pour un pays comme le nôtre qui dépense énormément pour apporter des soins des qualité à sa population. Car le but de produire sur place des médicaments validés par les autorités est d’assurer des soins de qualité à  moindre coût. Dans un passé récent,cette usine avait déjà fait un don en médicaments qui a été apprécié par les autorités et praticiens.Alors que se passe t- il pour que l’Etat ne vienne pas à prioriser les médicaments produits sur place?

A quel jeu se livre les autorités sanitaires ?

A entendre les responsables de Santé Pharmaceutique, il y aurait un jeu malsain des autorités sanitaires qui, malgré l’aval donné à  cette usine de s’installer et produire des médicaments, traînent à  les promouvoir via l’achat et la distribution dans les structures sanitaires. Que se passe-t-il dans les arcanes de l’administration sanitaire au point de vouloir faire disparaître une structure qui par sa vocation a  honoré nos dirigeants en relevant le défi de produire des médicamentsde qualitésur place? Quel lobby aussi puissant neutralise- t-il  les autorités à  préférer l’achat des médicaments ailleurs plutôt que surplace?Qui veut la mort d’une aussi importante structure ?

Suspicion demafiaa

Le mutisme du ministère de la santé interroge .En effet, malgré les interpellations des responsables de l’usine,le premier responsable de la santé au Gabon qu’ est me ministère de la santé reste sans réaction.Pourquoi ce ministère ne noue t- il pas  des partenariats avec cette usine  aux produits de qualité de  ?Pourquoi, la ministre de la Santé ne communique- t-il  pas sur cette situation gravissime qui met à  rude épreuve les engagements du président Oligui Nguema qui a appelé ses  compatriotes à faire confiance aux hôpitaux  ?Des questions qui méritent une réponse conséquente de tous ceux qui sont  impliqués dans la chaîne de ravitaillement en médicaments, dont l’Office Pharmaceutique National qui a l’obligation de prioriser la production nationale surtout si celle-ci est requière la qualité au détrimentde celle importée. Le Président de la République qui prône le » made in Gabon » demeure l’espoir de Santé Pharmaceutique pour éviter une descente aux enfers.

La redaction

Basile Maurice Magnabouani,Journaliste Certifié, directeur de publication . Le Touraco Vert est un journal d'information numérique et indépendant 100% gabonais. Email : magnabouanibasile54@gmail.com Tél: 065888856

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