Sept ans d’efforts physiques et d’investissements financiers engloutis réduits au néant par des engins de terrassement. À Essassa, sur une parcelle située derrière la concession Berth et Jean, Ernest Clotaire Ava Bekale pensait assurer durablement l’avenir de sa famille en exploitant une superficie de 6 000 à 7 000 m² acquise sept années plus tôt.
C’était sans compter sur l’intervention de la Société Nationale Immobilière (SNI), apparue sept ans plus tard pour revendiquer la propriété exclusive du site au nom d’un titre foncier. Sans concéder le moindre espace ni accorder le moindre dédommagement préalable, la SNI a intégralement ravagé le terrain, anéantissant une plantation de plus de 10 000 pieds de bananiers et rendant les lieux totalement méconnaissables.
L’absurdité de cette gestion administrative prend une tournure d’autant plus sévère au regard des exigences formulées à l’encontre du sinistré. Après la destruction complète de son travail, la SNI exige désormais qu’il s’acquitte de la somme de 5 500 FCFA le mètre carré pour espérer racheter une parcelle de 5 000 à 5 500 m² sur les terres qu’il occupait et entretenait.
Dépouillé de ses ressources et aujourd’hui réduit à un simple statut de stagiaire, tirant le diable par la queue, M. Ava Bekale se retrouve dans l’impossibilité matérielle d’assurer la scolarisation de ses enfants et de faire face à cette double peine financière.
Face à ce qu’il perçoit comme une spoliation brutale, la victime lance un appel solennel au chef de l’État, le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Rappelant son engagement auprès des institutions, lui qui a officié comme superviseur dans le département du Woleu-Ntem pour le compte du président, Ernest Clotaire Ava Bekale sollicite une médiation au plus haut sommet de l’État afin que la justice soit rendue et qu’une réparation équitable lui soit promptement attribuée.
