Rentrée scolaire :Parents d’eleves pris en tenaille

Alors que le Président de la transition supprimait les frais d’inscription sur toute l’étendue du territoire afin de rendre l’éducation accessible à tous, les parents d’élèves du primaire se retrouvent tendus entre la cherté des manuels scolaires, leur rupture sur le marché et la pression que met le corps enseignant, au vu de l’année scolaire qui évolue à petits pas.

Le 18 septembre dernier était la date de la rentrée scolaire 2023-2024 telle que fixée par le système sortant. Les autorités de la transition n’y ont rien changé. Des fournitures scolaires chaque année, le goûter, des frais d’inscriptions bien heureusement proscrits par le Chef de l’Etat le Général Brice Clotaire Oligui Nguéma ; seulement, le véritable labyrinthe des parents, au primaire notamment, demeure dans l’achat des manuels scolaires qui ne sont pas restés stables depuis plusieurs années maintenant.

Au Gabon, les collections « SUPER EFFICACE » et « EXCELLENT » détiennent le monopole du marché du livre pédagogique au primaire depuis des années. Manuels d’intégrations et d’évaluations, à travers l’Institut Pédagogique National (IPN), l’Etat gabonais a fait son irruption dans l’élaboration des manuels scolaires du primaire avec notamment la collection SUPER EFFICACE.

Contrairement à ce qui pouvait répondre aux attentes des gabonais, ces manuels ne semblent pas à la portée de toutes les bourses au regard des plaintes de certaines familles, ce d’autant qu’il ne s’agit pas d’une seule collection d’ouvrages, et que ces derniers changent selon une fréquence non communiquée aux parents d’élèves.

Si l’IPN est associé à d’autres encadreurs pédagogiques tels que des enseignants, inspecteurs, des conseillers pédagogiques etc, tous des locaux, ces ouvrages imposés par l’État ont toujours été sujets à polémiques dans le paysage éducatif gabonais; laissant parfois planer comme un air de « circuit flou » autour de leurs productions.

D’écriture à la réécriture, la collection EFFICACE devenue SUPER EFFICACE change tous les 2 ans. Avec une grille tarifaire homologuée par la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC), les familles n’ont que leurs yeux pour pleurer face à une collection de 6 ouvrages coûtant plus de 30000FCFA. Il faudra ensuite faire face à la rupture des stocks sur le marché, alors même que le corps enseignant menace d’expulser hors des salles de classes, les élèves non détenteurs de ces ouvrages devenus précieux pour certains.

<< « SUPER EFFICACE 3ème année » manque depuis le début de la rentrée scolaire. L’année passée c’était pour la 2ème année qui manquait parce qu’ils avaient changé ça.>> Laissait entendre un libraire.

À la question de savoir si ces ouvrages ne coûtaient pas cher dans ses locaux il répondra :<< Non non, c’est pas nous qui fixons les prix, ce sont les prix homologués et nous ne gagnons pas grand chose dessus>>.

Le marché gabonais des manuels éducatifs du primaire est-il réellement à la portée de la tutelle ? Pourquoi autant de plaintes pour des ouvrages produits localement ? Coûteux, rares, et quasiment pas utiles pour certains selon certaines plaintes, tous ces livres sont-ils réellement utiles pour le système éducatif gabonais? Les nouvelles autorités sont très attendues sur la question.

La redaction

Basile Maurice Magnabouani,Journaliste Certifié, directeur de publication . Le Touraco Vert est un journal d'information numérique et indépendant 100% gabonais. Email : magnabouanibasile54@gmail.com Tél: 065888856

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