Le Collectif du Peuple Chrétien de l’Eglise Évangélique du Gabon a organisé mardi à Libreville, un point de presse au cours duquel il a déclaré son droit de réponse faisant suite au communiqué de presse en date du 15 août 2026 du Ministre de l’intérieur, relatif à la suspension à titre conservatoire du Directoire de l’Eglise Évangélique du Gabon.
Le Porte parole du Collectif, Simon Pierre Obiang Akoué, Ancien de l’Eglise, a tenu à préciser que les travaux du Synode national se sont déroulés dans le strict respect des textes de l’Eglise Évangélique du Gabon. C’est dans ce contexte que les nouveaux membres du Conseil national ont été mis en place par le Synode, les uns par consensus et les autres par élections, conformément aux textes de l’Eglise Évangélique du Gabon.
Les membres du Conseil national étant connus, il ne manquait que le Président du Conseil. Le système étant rotatoire, le tour de la gestion de l’Eglise revient à la Région Synodale du Ntem.
De ce fait, la Présidente de la Commission constitutionnelle s’est prononcée pour l’application des dispositions de l’article 55 de la constitution qui stipule que « le Président du Conseil national est le Président de l’Eglise Évangélique du Gabon. Il est désigné par le Synode national, soit par plébiscite, soit à la suite d’une élection, selon le système rotatoire des régions synodales existant.
Le Révérend Jean Daniel Allogho Essimengane est élu au poste de Président de l’Eglise Évangélique du Gabon par plébiscite conformément à l’article 55 de la constitution. Les travaux du Synode national se sont donc achevés par l’élection régulière et l’installation solennelle du Bureau du Conseil national et de son Président lors du culte de clôture.
Selon le Porte-parole du Collectif du Peuple Chrétien, la décision de suspension à titre conservatoire du directoire de l’Eglise Évangélique du Gabon prise par le Ministre de l’intérieur est une ingérence et entrave le fonctionnement normal de l’Institution, au motif que les dispositions de l’article 21 de la Constitution précisent que « les communautés religieuses règlent et administrent leurs affaires d’une manière indépendante sous réserve de respecter les principes de la souveraineté nationale, l’ordre public est de préserver l’intégrité morale et mentale de l’individu ».
C’est pourquoi, face à ce qu’on peut qualifier de graves dérapages, le peuple chrétien de l’Eglise Évangélique du Gabon sollicite l’intervention du Président de la République, pour le règlement de ce litige et ramener la sérénité et la paix.
JCB
