Le Carrefour Chantal, à Akanda, a vibré le samedi dernier à 16h lors du lancement officiel de la campagne jumelée des élections législatives et locales par le Parti Gabonais du Centre Indépendant (PGCI). Face à une foule venue nombreuse, deux figures du parti, Armand DAGRAÇA TCHITEMBO, candidat aux législatives dans le 2ème arrondissement, et NZE EYOUNE Bonjean Marcel, tête de liste aux municipales, ont pris la parole pour exposer leurs visions et ambitions.
Le premier à s’adresser aux populations fut NZE EYOUNE Bonjean Marcel. Le jeune cadre du secteur privé, marié et père de famille, a présenté son engagement en insistant sur le rôle historique de sa formation politique : « Le PGCI, créé dans les années 1990, est un parti de 35 ans qui a toujours siégé dans les hémicycles pour le bien des populations gabonaises », a-t-il déclaré. Il a précisé que sa candidature et celle de ses colistiers reposaient sur des priorités claires : la création d’emplois, l’assainissement de l’environnement, la construction d’infrastructures essentielles et le renforcement de la sécurité. Pour lui, ces actions permettront à chaque citoyen « de s’épanouir pleinement car elles sont pourvoyeuses de nombreux emplois ».
Appelant les Akandais à voter massivement, il a mis en garde contre la domination d’un seul camp politique : « Il n’est plus possible qu’une seule formation politique fasse la pluie et le beau temps dans ce pays qui est à nous. Avec nous, les jeunes se lèveront le matin pour aller travailler, les femmes auront des terres pour cultiver et la mairie ne sera plus locataire. Oui, nous le pouvons, mais avec vos suffrages. »
Armand DAGRAÇA TCHITEMBO a ensuite pris le relais avec un discours empreint de sincérité et d’ancrage local. Présenté comme un homme du terrain, ayant exercé de hautes fonctions dans le secteur pétrolier et dans l’administration, il a souligné son attachement profond à la commune : « Je suis l’un des vôtres. Je vis ici, au milieu de vous. Je partage vos joies, vos préoccupations, vos espoirs au quotidien. Je connais chaque rue, chaque quartier, chaque défi que vous affrontez, parce qu’ils sont aussi les miens. »
Rejetant les pratiques électorales qu’il qualifie de tromperie et de trahison, il a affirmé vouloir rompre avec les vieilles méthodes : « Trop souvent, des candidats achètent les consciences le temps d’une élection, puis disparaissent. Moi, je vous promets autre chose : je vous promets l’honnêteté. »
Son programme, a-t-il insisté, repose sur des solutions réalistes : emploi pour les jeunes, infrastructures sanitaires et scolaires, assainissement des quartiers et appui aux petits entrepreneurs. Fidèle à la ligne du PGCI, il a rappelé son engagement à être « le relais fidèle et dynamique de la vision présidentielle » afin que le 2ème arrondissement bénéficie pleinement des projets nationaux.
Dans un appel à l’unité et au respect mutuel, il a exhorté ses concurrents à privilégier les débats d’idées : « Cette élection est une compétition d’idées, de projets et de visions. Elle doit se dérouler dans la dignité et la paix sociale. La victoire finale, c’est celle de notre arrondissement, pas celle d’une seule personne. »
Sous les applaudissements nourris de ses partisans, il a conclu en invitant les électeurs à un choix lucide et responsable : « Ensemble, sans démagogie, dans la vérité et le travail, nous pouvons écrire une nouvelle page pour Akanda. Je compte sur vous, et vous pouvez compter sur moi. »
Le ton est donné : le PGCI entend s’imposer comme une alternative crédible à Akanda, et ce double lancement de campagne confirme la volonté du parti de peser dans les scrutins du 27 septembre prochain.
Ali Mako
