L’union inédite entre la direction, le syndicat et les étudiants insuffle un nouvel élan de cohésion et d’excellence collective pour la rentrée académique.
À l’approche de la rentrée académique, une dynamique novatrice a animé les allées de l’Institut national des sciences de gestion (INSG) à Libreville. Loin des schémas traditionnels de confrontation sociale, l’établissement d’enseignement supérieur a été le théâtre d’une remobilisation citoyenne exemplaire, réunissant la direction générale, les enseignants, le personnel administratif et les étudiants. Placée sous le signe du civisme, de la cohésion et de la valorisation du cadre de vie universitaire, la première édition de la Journée de l’entretien a illustré une volonté partagée de transformer le campus. Cet événement témoigne du fait que l’excellence académique repose indissociablement sur un environnement sain et un engagement communautaire solidaire.
Cette initiative inédite est née d’une proposition du bureau local du syndicat SA-MESUR à la suite des élections professionnelles. Loin d’opposer les parties, ce projet d’assainissement s’est mué en un partenariat social responsable avec la direction générale conduite par le professeur Murielle-Natacha M’Bouna. Saluant la maturité de cette démarche, la directrice générale de l’INSG a souligné la portée institutionnelle de cette synergie : « Cette première édition de la journée est inédite à plusieurs titres parce que c’est l’initiative du syndicat du personnel… c’est un partenariat qui aujourd’hui engage la direction ». Elle y a également vu « une marque de leur implication mais aussi de la grande confiance des apports à la gouvernance actuelle de l’établissement ».
Sur le terrain, la journée s’est traduite par des actions concrètes menées dans une atmosphère chaleureuse. Responsables administratifs, enseignants, étudiants et responsables syndicaux nationaux venus en soutien de l’Université Omar Bongo ont retroussé leurs manches pour curer les caniveaux, repeindre les murs et rénover les toilettes. M. Charles Engone Meteghe, chef de service du personnel et responsable du comité d’organisation, a incarné cette mobilisation active. « La direction générale que je représente ici a adhéré au projet, d’où notre présence ce matin à l’institut pour ensemble retrousser les manches », a-t-il déclaré, précisant qu’« il s’agit de rendre propre l’établissement par le curage des caniveaux, le coup de pinceau sur le mur».
Au-delà de l’assainissement physique, l’opération revêtait une dimension pédagogique et humaine essentielle. Offrir un environnement propre et accueillant aux apprenants constitue un préalable fondamental au bon déroulement des études et au respect du service public. Les étudiants se sont d’ailleurs dits honorés par cet investissement direct du personnel encadrant à leurs côtés. M. Charles Engone Meteghe a rappelé cet impératif d’accueil : « Les étudiants arrivent pour la première fois ici, il faudrait qu’ils trouvent l’établissement dans les mêmes conditions ». La directrice générale Murielle-Natacha M’Bouna a également salué un « moment de cohésion aussi entre étudiants… enseignants, personnel », consolidant ainsi le sentiment d’appartenance à une même communauté.
Cette action locale résonne directement avec la politique nationale de salubrité et de préservation de l’environnement promue par les plus hautes autorités du pays. En participant activement à cet effort d’embellissement, l’INSG affirme sa responsabilité civique en tant que structure publique modèle. Établissant le lien avec les directives nationales, M. Charles Engone Meteghe a souligné : « Les plus hautes autorités mettent l’accent particulier sur ça… nous en tant que structure publique, on ne peut pas aller à côté de cette philosophie, nous devons évoluer dans un milieu propre et sain ». Cette démarche témoigne de la volonté de l’institut de s’aligner sur les standards d’exemplarité de la République.
Destinée à s’inscrire dans la durée, cette initiative promet de se renouveler lors des prochaines années académiques. « On passe de la première édition, il va forcément y avoir la deuxième, la troisième », s’est réjoui M. Engone Meteghe, confiant dans l’avenir du projet. Cette réussite collective renforce le rayonnement de l’INSG, porté par la vision de sa directrice générale Murielle-Natacha M’Bouna, première femme gabonaise agrégée en sciences de gestion et récemment nommée au comité scientifique de l’Operating Partners Academy en Europe. En associant gouvernance participative, cadre d’études assaini et leadership académique de premier plan, l’INSG démontre que la transformation universitaire se construit avec unité et engagement depuis Libreville.
