Front Social/Ministère du Tourisme :Défecit du Dialogue Social

Dans ce ministère ,le Ministre brille par son absence, tandis que les syndicalistes dénoncent un manque de dialogue social. 

Le malaise au ministère du Tourisme, du Développement durable et de l’Artisanat ne fait que s’aggraver. Ce mardi 16 septembre, une rencontre cruciale entre la délégation syndicale du SNAP-Tour (Syndicat National des Agents du Tourisme) et le ministre Pascal Ogowe Siffon n’a tout simplement pas eu lieu… faute de ministre.

Alors que la délégation conduite par Axelle Carla Legnongo, présidente du SNAP-Tour, était convoquée pour un dialogue prévu à 11h dans la salle de réunion de la Direction générale de l’hôtellerie, les syndicalistes ont patienté jusqu’à 14h sans que le ministre lui-même, ne daigne faire acte de présence.

Une absence vécue comme un affront de plus, alors que la tension ne cesse de monter entre les deux parties depuis plusieurs semaines.

> « Nous, partenaires sociaux, sommes ouverts au dialogue avec le ministre pour qu’une solution soit trouvée en vue d’une sortie de crise au plus tôt », a martelé Mme Legnongo, visiblement excédée, devant le secrétaire général venu constater l’absence de l’autorité ministérielle.

Ce nouvel épisode met sérieusement en doute la volonté du ministre Siffon de répondre aux revendications de ses agents. D’autant plus que le président de la République, Brice Clotaire Oligui, ne cesse d’appeler à un dialogue social apaisé et constructif au sein de l’administration publique.

> « Alors que le président prône le dialogue social, le ministre, lui, a choisi de faire autrement. C’est une situation qui n’honore pas le gouvernement », a dénoncé la présidente du SNAP-Tour.

Au cœur de la crise l’absence de fondements juridiques clairs encadrant les missions et prérogatives des agents du ministère. Selon les grévistes, ce vide législatif empêche les fonctionnaires de jouer efficacement leur rôle en matière de contrôle, d’évaluation et de régulation du secteur touristique.

> « Un ministère ne peut pas fonctionner dans le vide », a insisté Mme Legnongo.

Ce flou institutionnel place le ministère en retrait par rapport aux autres administrations sectorielles, et freine, selon le syndicat, la contribution du tourisme à la relance économique nationale, pourtant affichée comme une priorité.

Mais les revendications vont au-delà de la question des textes. Les agents dénoncent aussi une opacité persistante autour de la gestion des recettes touristiques. Taxes hôtelières, droits d’entrée sur les sites, redevances diverses autant de ressources qui, selon les syndicats, échappent à tout cadre de transparence.

Le SNAP-Tour exige désormais que l’ensemble des recettes du secteur soient centralisées et versées dans les caisses du Trésor public, conformément aux principes de bonne gouvernance.

Quelle sortie de crise ?

Alors que le secteur du tourisme est censé jouer un rôle clé dans la diversification de l’économie nationale, cette crise met en lumière des dysfonctionnements profonds au sein du ministère. L’absence du ministre à une réunion aussi symbolique interroge : s’agit-il d’un simple faux pas, ou d’un refus assumé de dialogue ?

Une chose est sûre : sans réponse rapide et concrète du ministre, le bras de fer avec les syndicats risque de se durcir. Et c’est tout le secteur touristique, déjà fragilisé, qui pourrait en payer le prix.

Par ALI MAKO

La redaction

Basile Maurice Magnabouani,Journaliste Certifié, directeur de publication . Le Touraco Vert est un journal d'information numérique et indépendant 100% gabonais. Email : magnabouanibasile54@gmail.com Tél: 065888856

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