Rentree Académique 2025-2026:Lycée Technique National Omar Bongo,entre Défis et Excellence, l’Esprit d’une Rentrée Sous Haute Surveillance

La rentrée administrative 2025-2026 au Lycée Technique National Omar Bongo (LTNOB) s’est déroulée avec un mélange de défis organisationnels et d’initiatives fortes, visant à pérenniser l’excellence académique tout en renforçant la sécurité. Entretien avec Éric Bekale be Ntoutoume, proviseur du LTNOB, qui met en lumière les réalités d’un établissement emblématique en quête d’ordre, de discipline et de réussite.

« En 2025, 2026, 25, c’était la rentrée administrative. Le 1er septembre, la rentrée de place. Comme vous l’avez tous constaté, l’administration du lycée technique était bel et bien présente », affirme le proviseur, soulignant cependant que le retard accusé par les enseignants et les élèves trouve ses racines dans plusieurs facteurs, notamment la lenteur parfois des parents à inscrire leurs enfants et les réinscriptions complexes. « Un élève qui découvre l’environnement, un parent qui découvre l’environnement, ça peut expliquer ce petit retard au niveau de la rentrée des classes. »

Face à une croissance de la population scolaire avec de nombreux élèves de terminale et de nouveaux élèves de seconde, le proviseur insiste sur la nécessité de s’imprégner pleinement du cadre scolaire, car « ils vont désormais appartenir pendant plus de 9 mois, sinon, pendant plus de 10 ans, à cette formation technique. »

Mais au-delà de l’organisation, un autre défi majeur pèse sur le lycée : la sécurité. « Le lycée technique national Omar Bongo est confronté à l’insécurité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur », révèle Éric Bekale. Pour y faire face, une police scolaire a été mise en place, renforcée par un système innovant de code d’identification inscrit sur les uniformes. Ce dispositif permet aux parents et à l’administration de repérer facilement tout élève en infraction, alors que des individus extérieurs n’appartenant pas à l’établissement avaient l’habitude de porter frauduleusement l’uniforme pour semer le désordre. « Ce code comprend le site, le niveau d’études et la classe. Dès qu’un parent constate un enfant habillé en khaki bleu, il doit automatiquement regarder sur son code », explique le proviseur en soulignant un appel à la vigilance collective.

Sur la question financière et les rumeurs sur le coût des tenues, M. Bekale dénonce une désinformation : « Le pantalon est à 7 000, la chemise à 6 000, ça fait 13 000 francs sur tout le territoire. Dire que le lycée technique impose une tenue à 19 000 francs, c’est de la manipulation, c’est de l’intox, c’est vraiment de la jalousie. » Il rappelle également que le lycée n’impose pas une liste de fournitures rigide, mais fait appel à une enveloppe destinée à récupérer tous les éléments administratifs et pédagogiques nécessaires, refusant que soient colportées de fausses informations qui entachent l’image de l’établissement.

C’est pourtant un succès incontestable sur lequel le proviseur insiste : « Depuis que je suis proviseur, le taux de réussite au baccalauréat est de 98%. » Cette excellence, véritable force du lycée, est souvent éclipsée par des critiques souvent infondées, auxquelles il répond avec pragmatisme. « On ne peut pas demander 100%, mais le 100% ça existe, il y a des élèves qui ont eu des 20 sur 20. Ce qui motive les résultats, c’est les conditions. Dès que la discipline et le suivi sont là, les résultats suivent. »

Éric Bekale appelle donc à un engagement commun, parents et élèves, pour que la rentrée soit synonyme de travail soutenu. Il insiste notamment sur la nécessité pour les parents de vérifier régulièrement les cahiers de liaison : « Une semaine sans cahier de liaison, demandez à l’enfant, vous allez forcément trouver des choses à l’intérieur. »

Du côté des élèves, l’accueil a été jugé « chaleureux », même si l’avertissement sur la discipline est clair. Niangui Niani Mounika Telvi, nouvelle élève, rapporte les conseils du proviseur : « S’il n’y a pas plus de 10 élèves en classe, on ne reste pas, parce qu’il y a des mauvais élèves, des braqueurs qui viennent braquer et qui portent l’uniforme pour faire croire qu’ils sont du lycée. »

Face aux enjeux sécuritaires, à la rigueur nécessaire et à l’exigence de résultats, le Lycée Technique National Omar Bongo, malgré ses difficultés, apparaît résolument tourné vers l’avenir. L’appui des plus hautes autorités, notamment via le projet de réhabilitation par la Banque Africaine de Développement, confirme cette détermination à conjuguer conditions optimales d’études et protection des élèves.

Dans un contexte où la presse est invitée à mieux relayer les véritables enjeux de l’établissement, Éric Bekale conclut avec espoir : « Merci aux plus hautes autorités qui mettent un accent particulier sur l’enseignement technique et professionnel. C’est maintenant que les parents doivent envoyer les enfants à l’école pour garantir un avenir digne à notre jeunesse. »

Ali Mako

La redaction

Basile Maurice Magnabouani,Journaliste Certifié, directeur de publication . Le Touraco Vert est un journal d'information numérique et indépendant 100% gabonais. Email : magnabouanibasile54@gmail.com Tél: 065888856

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