JUSTICE : Affaire Sylvie Marie Aimée Valentin et Son Fils, Le Procureur Général Donne Des Précisions.

Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Libreville, Dr Eddy Minang a animé mercredi une conférence de presse au cours de laquelle il a échangé avec les hommes et femmes des médias sur une question d’intérêt national, ayant suscité des discussions animées et commentaires acerbes, en l’occurrence la mise en liberté provisoire de Sylvie Marie Aimée Valentin épouse Bongo, ancienne première Dame du Gabon, et de son fils Noureddin Bongo Valentin.

Le Procureur Général a tenu à rappeler certaines dispositions légales ayant servi de cadre de référence à cette décision de justice. Son propos s’est articulé sur trois points : les dispositions du code de procédure pénale gabonais applicables en l’espèce ; les principes éthiques et déontologiques qui encadrent l’exercice des métiers judiciaires tant en France qu’au Gabon ; les fondements ontologiques et historiques de l’attitude condescendante de certains occidentaux à l’égard des africains.

Sur le premier point, Dr Eddy Minang voudrait rappeler qu’aux termes de l’article 143 du code de procédure pénale, la mise en liberté provisoire peut être demandée, en tout état de cause, par l’inculpé, l’accusé ou son avocat et en toute période de la procédure.

 » Lorsque la mise en liberté provisoire est accordée, elle n’est nullement assortie d’une quelconque mesure d’interdiction de sortir du territoire, » a t _ il indiqué.

S’agissant du deuxième point, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Libreville a tenu à souligner que les personnels judiciaires sont soumis aux principes et règles déontologiques déterminant un devoir_ être et un savoir _ être. Ainsi, magistrats et auxiliaires de justice se doivent respect mutuel et ce, par _ delà même les frontières.

Les avocats exerçant en France, a t _ il précisé, sont tenus selon les dispositions de l’article 10 du Règlement intérieur national des barreaux français relatives aux communications et interventions publiques, d’observer les devoirs de modération et de délicatesse que leur imposent les règles, traditions et usages professionnels, notamment envers les magistrats.

Concernant le troisième et dernier point, Dr Eddy Minang est revenu sur le prétendu complexe de supériorité quasi maladif qu’entretiennent certains occidentaux à l’égard des africains. Ce complexe, fondé uniquement sur l’histoire coloniale et la couleur de peau, et à l’origine des réflexes dénigrants, devrait cesser.

JCB

La redaction

Basile Maurice Magnabouani,Journaliste Certifié, directeur de publication . Le Touraco Vert est un journal d'information numérique et indépendant 100% gabonais. Email : magnabouanibasile54@gmail.com Tél: 065888856

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