Réligion et code pénal: Les pasteurs mis dos au mur par l’article 221 du code pénal gabonais.

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Les pasteurs gabonais ont reçu du gouvernement, l’interdiction formelle de prédire contre la loi sur la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon, sous peine d’emprisonnement accompagné d’une amende, ou une de ces deux peines.

Le collectif des communautés pentecôtistes, charismatiques de réveil et apparentées, ont tenu un point de presse le 07 du mois courant, pour rendre publiques les retombées de leur concertation avec le gouvernement gabonais, à propos du plan d’adaptabilité de riposte au coronavirus pour la reprise de leurs activités.
Si le gouvernement a validé ladite reprise des activités, il ne semble pas danser sur le même pied avec ses homologues religieux. En effet, l’article 221 dernièrement introduit dans le code pénal gabonais ne met pas les deux parties d’accord, du fait qu’il interdit toute prédication qui ferait la contre-campagne de la loi sur la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon.
<<Les Ministres de culte qui manifestement prononcent dans l’exercice de leurs ministères et en Assemblée publique, un discours orienté vers l’appel à la contestation de l’autorité publique, pourront être punis d’emprisonnement d’un an et/+ une amende de 3 millions ou plus ou l’une de ces deux peines>>, stipule l’article 221 du code pénal gabonais.
Un texte dont l’applicabilité est perçue par le collectif comme une violation de liberté de culte, et une tentative de musèlement du prédicateur dans l’exercice de son ministère. Raison pour laquelle, le collectif revendique cette liberté du culte et de conscience, et le droit de gérer et d’administrer leurs affaires de manière indépendante, ainsi que le stipule la constitution gabonaise.
La reprise des activités prévue pour ce 26 juillet n’est pas sans exigences. Les résultats des travaux devront avant tout passer par la validation du premier Ministre, et celle du Président de la République. En attendant, les responsables des ministères sont appelés à apprêter leurs établissements dans les règles des mesures édictées par le gouvernement, conformément à la lutte menée contre le Covid-19.

L’article 221 nouvellement introduit dans le code pénal gabonais condamne à 1an de prison et/+ 3 millions d’amende ou plus ou une de ces peines, tous pasteurs qui prédira contre la loi de la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon, chose que le collectif des communautés pentécôtistes, charismatiques de réveil et apparentées ne semblent pas approuver.

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