Enseignement supérieur /  l’école doctorale des grandes écoles:un bilan financier ahurissant.

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Le 12 décembre 2019 a marqué la 4 e rentrée académique de l’école doctorale des grandes écoles du Gabon. Occasion pour les différents acteurs de mesurer le chemin parcouru.

La salle polyvalente de l’ENSET a abrité la 4è reprise de cours officielle de l’école de l’élite gabonaise. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et du transfert des technologies, monsieur Jean de Dieu Moukagni-Iwangou qu’assistaient les directeurs de l’école doctorale, de l’école normale supérieure de l’enseignement technique, et bien d’autres.

L’occasion a été donnée aux responsables de ce département de signaler les manquements qui constituent une entrave à l’atteinte de ses objectifs, lesquels consistent en une meilleur formation de l’élite doctorale du Gabon.

En 3 ans d’existence, l’établissement brille bien plus par ses carences que par des résultats, même-si on note une volonté d’aller de l’avant.

Des problèmes d’encadrement quantitatif et qualitatif, infrastructurels, d’effectifs d’enseignants dû au gel des recrutements dans toute la fonction publique. Le plus ahurissant demeure le bilan financier, non conforme a la réalité,mais si celui-ci a connu une baisse depuis 3 ans.

A l’ allure où vont les choses, l’établissement pourrait mettre la clé sous le paillasson dans peu d’années, car le budget qui lui a été alloué ne dessine qu’une courbe tragiquement en baisse. On parle de 200.000.000cfcfa en 2016, année de sa mise en place, au compte de l’année suivante, l’établissement a été financé à hauteur de 40.000.000fcfa, Et 10.000.000fcfa pour le compte de l’année académique 20181-2019, fonctionnant quasiment à vitesse de canard boiteux.

L’on se demande si à cette allure le Gabon pourra réaliser le vœu de s’arrimer aux normes internationales en la matière, car une telle entreprise ne saurait se rendre effective avec des types d’engagements de demi-mesure. Des travaux de thèses doctorales prêts mais bloqués faute de financements sont pris en otage au point où les doctorants se demandent de l’utilité du temps mis sur ces travaux.

Les scientifiques réputés s’accordent à dire que si les investissements dans l’apprentissage tout au long de la vie continuent d’être insuffisants, aucune croissance ne pourra s’installer durablement. Ceci est valable dans le monde entier et au Gabon, alors, aux gouvernants d’aujourd’hui de prendre leurs responsabilités pour le Gabon de demain.

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