Éducation/ Enseignement supérieur : les faussaires à la trappe.

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Les sanctions viennent de tomber dans le département de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, du transfert de technologies, de l’éducation nationale chargé de l’éducation civique, pour ceux ayant opéré dans le flou.

C’est le coup de balai magique dans ce département ministériel dirigé par Mougiama Daouda, qui à peine arrivé à la tête de l’éducation nationale gabonaise, vient de faire ce qu’on peut appeler le grand nettoyage.

Il s’agit d’une liste d’enseignants sanctionnés, dressée et rendue publique le 07 août.Des chefs d’établissements privés ayant produit de faux bulletins ou ayant des élèves inscrits sur cette même base, enseignants, personnels administratifs, et élèves de classe de terminale ayant procédé à des inscriptions non conformes à la règlementation en vigueur.

Notons que l’opération de recensement a couvert plus de la moitié des provinces du pays, touchant ainsi plusieurs niveaux de l’éducation nationale. L’on parle des centaines d’élèves inscrits frauduleusement à la session 2020 du baccalauréat gabonais.

Ils sont plus d’une quinzaine de Chefs d’établissements à être suspendus.Deux enseignants interdits de toute participation à l’organisation ou au déroulement de ceux-ci, ont été remis à la disposition des directions académiques provinciales et aux directions des zones académiques. Idem pour cinq personnels administratifs. La liste des sanctions est loin d’être exhaustive,car cette vaste opération se poursuivra simultanément avec le déroulement du baccalauréat national, et suscite des interrogations sur son déroulement. A savoir, qu’adviendra-t-il de tous ces élèves inscrits tant bien que mal sur les listes des candidats au précieux sésame ? Alors que l’année scolaire ne semble pas faire de cadeaux aux canards boiteux, l’on se demande que vise concrètement cette opération, certes légitime, mais peut tout de même sembler inopportune en ces temps très difficiles pour la jeunesse gabonaise.

Il faut rappeler que l’école gabonaise connaît des difficultés inextricables du fait des effectifs pléthoriques qui empêchent le bon déroulement des activités scolaires. Le gouvernement que représente Daouda Mouguiama n’ayant pu construire des salles classes supplémentaires en douze ans de règne d’Ali Bongo Ondimba.

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