Culture/Musique : le BUGADA traîné en justice par les artistes gabonais.

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Par où passe l’argent affecté aux droits d’auteurs des artistes gabonais?

Ces derniers regroupés au sein de L’ASSAGA et du CAR, fatigués d’attendre les sommes dues,exigent des explications voie de justice.

Le décret présidentiel n°000453/PR/MCAEP du 23 mai 2006, adossé au décret n°24/PR/ MENESTFPRSCJS du 16 janvier 2013, portant création, attributions, organisation, et fonctionnement du BUGADA, donnaient à ce dernier le pouvoir de mener ses activités sur le terrain au nom des artistes gabonais regroupés en son sein.

Seulement, certains esprits mieux imprégnés que d’autres au sujet du fonctionnement du Bureau gabonais des droits d’auteurs et des droits voisins, semblent ne plus faire confiance au sommet de l’entité, et demandent des comptes à Maxime Obame Ella, son directeur général.

Au cours d’un entretien que la partie plaignante a exclusivement accordé à notre rédaction , il s’agirait des dizaines sinon des centaines de milliards volatilisés, pendant que l’artiste gabonais survit .

Où est passée la redevance aux artistes gabonais? Redevance, dont les ministres Alain Claude Bilie-Nzé, Franck Nguéma et Michel Menga m’Essone avaient ordonné la distribution aux concernés, s’interroge Jean-Marie Edzome et M. Pierre Rédembo, respectivement Président de l’Assaga et Secrétaire général adjoint/2 du CAR. Depuis 2013, année de sa mise en place, le BUGADA ne semble pas avoir fait les beaux jours du milieu artistique gabonais.

Des factures dont les paiements devaient s’effectuer deux semaines après des accusés de réception, conformément aux textes en vigueur, demandent d’être justifiées. Des artistes sollicités continuellement par le BUGADA disent détenir des preuves significatives susceptibles d’alourdir leur dossier.

L’audience qui avait été ouverte le 06 juin dernier a connu bien des reports pour des raisons concernant les parties impliquées. Les artistes gabonais réunis au sein de l’ASSAGA et le CAR tiennent mordicus, et veulent savoir les comptes de la gestion des déniers financiers affectés à leur corporation. Hier 09 septembre 2020 était le jour de délibération dudit procès, date fatidique pour les parties concernées.

Il faut rappeler que le combat des artistes ne se résume pas à cette interpellation. Dans leur cahier de charge, on retrouve les points tels que : le renouvellement du conseil d’administration du BUGADA, le cotas de diffusion des œuvres gabonaises et la copie privée.

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