Assemblee Nationale/Escroquerie gouvernementale:une LFP qui paupérise les gabonais.

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L’honorable Ondzounga réagit au projet de loi de finances « bidon »2020 d’Ongandanga qui spolie le peuple et interpelle le President de l’Assemblée nationale pour arrêter cette vaste escroquerie d’un gouvernement qui a failli à nous apporter le bien-être.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Je me permets de vous saisir concernant le projet de Loi des Finances Rectificative 2020 adoptée par le Conseil des Ministres le 12 juin dernier en examen à l’Assemblée Nationale. En effet, ce projet de loi inquiète les gabonais, et à juste titre.

L’économie gabonaise est en crise. Chaque gabonais à son niveau le ressent. Nous vivons l’augmentation des prix au quotidien. Nous subissons l’impact de la vétusté de notre infrastructure, notamment médicale, dans un moment où nous en avons cruellement besoin. Je ne parle même pas du secteur de l’éducation.

L’impact majeur de la crise sanitaire, en plus nous avoir imposé un décompte de décès aux 100.000 habitants parmi les plus important d’Afrique, est la baisse du pouvoir d’achat des gabonais. Pour ne parler que de l’emploi formel, nombre d’entre nous se sont retrouvés au chômage ou ont vu leurs revenus s’amoindrir suite aux diverses procédures de chômage technique lancées par les entreprises. Les secteurs du tourisme et de la restauration, pour ne citer que ceux là, sont complètement en berne; et ce jusqu’à nouvel ordre. Ceux d’entre nous qui ont choisi de monter une entreprise se retrouvent complètement désemparés. Et avec tout ça, la pression ne diminue pas.

Le projet de loi prévoit la hausse de l’imposition sur les salaires. En faisant passer la part de l’indemnité logement à réintégrer à la base imposable de 6 à 15%, l’impôt sur les revenus des personnes physiques de chaque gabonais qui bénéficie de cette indemnité ou d’un logement (avantage en nature) va augmenter. Monsieur le Président, les gabonais ont-ils besoin, dans cette période extrêmement difficile pour les ménages, d’une diminution de leurs salaires au profit de l’état?

Le projet de loi prévoit également une taxe de 2% sur les retraits en espèces au dessus de 1.000.000 FCFA par mois. La réduction de l’utilisation d’espèces ne peut se faire réellement qu’avec une infrastructure adaptée, à savoir:

  • Un système bancaire qui peut supporter l’ensemble de la population, avec une tarification des moyens de paiement qui soit accessible
  • Une connexion internet fiable partout dans le pays qui permette à la plupart des commerçants d’accepter des paiements par carte ou par mobile money
  • L’inter-opérabilité des differents systèmes de paiement mobile
  • Une tarification des transactions de paiement mobile qui permette une utilisation inclusive par la population.

Monsieur le Président, ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Que le gouvernement mette en place les pré-requis pour une digitalization effective des transactions économiques.

Les gabonais attendent que les pouvoirs publics prennent pleinement la mesure de l’urgence de la situation: la dernière chose dont nous avons besoin, c’est d’une pression fiscale supplémentaire.

Monsieur le President, je vous demande de nous protéger, et de préserver ce qu’il reste du pouvoir d’achat des gabonais.

Dans l’espoir que vous entendiez ma voix, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de mon profond respect.

Libreville ,le 20 Juin 2020.

Honorable Rufin Pacôme Ondzounga
Président
Commission Finance, Budget et Comptabilité Publique
Assemblée Nationale

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